Les travaux de la ruche au mois de mars

par Fa1con74

Sommaire

C’est le mois où tout renaît, les jours rallongent, et même si les températures sont encore très fraiches, même si c’est la saison des giboulées, des gelées nocturnes… Ca sent quand même le printemps. Fin du mois vont naître les premières jeunes abeilles dont les œufs ont été pondus fin février et début mars. Les abeilles d’été commencent à prendre le relais dans toutes les tâches à effectuer dans la ruche. Les abeilles d’hiver, elles vont disparaitre petit à petit. Par ces températures agréables, on peut voir de grosses rentrées de pollen de noisetier et une activité de plus en plus grande au trou de vol.

 

QUE SE PASSE-T-IL A L’INTERIEUR DE LA RUCHE

Ponte de la reine :

La reine accroît considérablement sa ponte en ce mois de mars. Sa ponte est étroitement liée à deux facteurs importants : le nombre d’abeilles disponibles pour nourrir et chauffer le couvain et la disponibilité de nourriture. Si l’un de ces deux facteurs pose problème, la reine pondra peu voir pas du tout. Les colonies faibles avec peu d’abeilles, auront plus de mal à se développer, car la reine ne va pondre que des petites surfaces de couvain proportionnelles au nombre de nourrices. La faiblesse de ces colonies est souvent due à une reine âgée, à un hivernage raté dû à un apiculteur qui n’a pas pris soin d’hiverner une colonie forte ou enfin, à une maladie. Comme la nature, la ruche renaît vraiment en ce mois de mars! Mais la colonie vit toujours sur ses réserves, car en ce début de mois la nature n’est pas encore assez généreuse.

Pillage :

En début de saison, le rêve de tout apiculteur est de n’avoir que des ruches fortes et en bonne santé. Ce n’est malheureusement pas toujours possible. Le plus souvent, l’une ou l’autre ruche est un peu à la traine, ce qui peut être dû à différentes raisons pas toujours de la faute de l’apiculteur. Il est important par contre que l’apiculteur porte un soin tout particulier à ces ruches faibles. Ces ruches sont particulièrement exposées au risque de pillage des ruches voisines qui elles sont fortes et dont les butineuses sont impatientes de ramener de la nourriture. Une ruche faible n’est pas en mesure de se défendre contre plusieurs milliers de pillardes, elle serait exterminée en quelques heures seulement. Certains apiculteurs disent que le risque est minime en début de saison. Pour en avoir fait la malheureuse expérience, je ne suis pas d’accord alors méfiance… Ce n’est pas seulement pour sauver la ruche faible qu’il faut prendre des précautions particulières, mais aussi pour les pillardes qui peuvent ramener des maladies dans leurs ruches. La première précaution est de limiter le trou de vol au minimum aussi longtemps que les abeilles ne seront pas en mesure de défendre un grand trou de vol. Il faut aussi surveiller tout signe de pillage, afin de pouvoir le stopper au plus vite. Enfin, il faut savoir déterminer la cause de la faiblesse de la ruche et y remédier rapidement. Un nourrissement stimulant suffit quelquefois à démarrer ou augmenter la ponte de la reine. Mais attention, il faut nourrir à deux jours d’intervalle, le soir et avec du sirop 50 : 50 tiède éventuellement enrichi de protéine, mais surtout pas avec du miel. Les odeurs de miel en période de disette rendent les abeilles folles. Si le résultat n’est pas concluant après un mois, c’est dû à une reine déficiente et il faudra penser à la changer.

CE QUE DOIT FAIRE L’APICULTEUR SUR LES RUCHES

Les portes d’hiver deviennent trop petites tellement l’activité augmente au trou de vol. Il faut absolument agrandir le trou de vol si nécessaire. Si en janvier ou en février on a mis en place un pain de candi, on peut par une belle journée soulever le toit et l’isolation et voir ou en est la consommation de candi. Très souvent, la consommation du candi est proportionnelle à la force de la colonie. Une colonie qui a consommé peu de candi est le plus souvent une colonie faible ou malade, au contraire une colonie qui a consommé tout son pain de candi est le plus souvent une colonie en forme qui devrait se développer très vite. Dans notre région, très souvent les températures de début mars ne permettent pas l’ouverture des ruches. Il faudra sans doute attendre la fin du mois ou le début du mois d’avril pour la visite de printemps. Le mois de mars est comme on l’a dit plus haut, le mois pendant lequel la reine accroit sa ponte, il y a donc beaucoup de couvain : Les perce-neige, les crocus, les primevères… sont sorties et même si tous ne sont pas encore en fleurs, cela permet quand même aux abeilles de butiner. Les noisetiers sont en pleine floraison. Les chatons des saules marsault grossissent a vue d’œil. Sur les versants ensoleillés les premières fleurs de prunelier et d’aubépine commencent à fleurir. Mettre une hausse sur les colonies très fortes si nécessaire. Faire construire des cadres. Agrandir le trou de vol. Faire la visite de printemps si les températures sont supérieures à 20°C. Enlever le candi et stimuler si nécessaire. Mettre en place les abreuvoirs. : La visite de printemps ne doit pas être faite à des températures inférieures à 20°C. Pour placer une hausse par des températures fraîches, il faut mettre une feuille de journal sur le nid à couvain. Une petite dysenterie se soigne avec du vinaigre de cidre dans du sirop 50-50 tiède. Il faut mettre de l’eau à disposition des abeilles car elles en ont besoin pour préparer la bouillie larvaire. : Moyennes des températures mini. : 2°C. Moyennes des températures maxi. : 12°C. Moyennes mensuelles de pluie : 3.2 mm. Nombre moyen de Jours de pluie : 11 jours. Nombre moyen de Jours de neige : 2 jours. présents que les abeilles ont encore du mal à chauffer car encore peu nombreuses. Si on ouvre la ruche par des températures trop basses, cela perturbe la ponte de la reine et on risque de refroidir le couvain des abeilles qui devront naître fin du mois et toute l’évolution de la colonie en pâtira. Soyons patients, après quelques jours consécutifs de température au-delà des 20°C, on pourra sans risque faire la visite.

Agrandissement d’urgence :

Si dans un cas extrême, on voit qu’une colonie est très forte et risque de manquer de place jusqu’à la visite de printemps, il est possible d’agrandir en attendant soit en mettant une hausse, soit un élément de divisible. La hausse ou l’élément de divisible peut être passé à la flamme ou préchauffé une nuit près d’un radiateur juste avant la mise en place. Pour ne pas refroidir le couvain, agissez rapidement et placez une feuille de papier journal entre la hausse et le corps de ruche. On ne laissera ouvert qu’une bande de 5 à 10 cm sur l’avant de la ruche afin qu’un peu de chaleur monte pour préchauffer la hausse. Dès que les abeilles auront rétabli la température et qu’elles se sentiront prêtes, elles rogneront la feuille de journal pour investir la hausse.

Sirop pour stimuler ou soigner :

Fin du mois de mars, lorsque les températures nocturnes deviennent positives et lorsque les diurnes dépassent les 10-15°C, on peut penser à stimuler la ponte de la reine des ruches les moins fortes. Pour cela, comme on l’a dit dans le chapitre pillage, on leur donnera de petites doses (100-200ml) d’un sirop 50-50 tiède (30-40°C) et cela à deux jours d’intervalle. Comme nous l’avons déjà dit au mois de février, très souvent à la sortie de l’hiver on a des déjections brunes sur l’avant de la ruche et sur la planche de vol, ce n’est pas forcément la nosémose, le plus souvent les abeilles souffrent de dysenterie due à un nourrissement inadapté ou à la présence de miellat dans les réserves d’hiver. Quelques millilitres de vinaigre de cidre dans le sirop 50-50 tiède et donné par petites doses durant quelques jours, résolvent généralement ce problème (voir aussi mois de septembre).

Besoin en eau :

A cette époque de l’année les abeilles ont besoin de beaucoup d’eau pour faire la bouillie larvaire. Mettez leur un abreuvoir à disposition au soleil de manière à ce que l’eau chauffe sous les rayons de soleil. Elles ont aussi besoin de minéraux et d’oligo-éléments, on les voit alors souvent sur de la terre ou du sable humide. Des cailloux et galets posés dans une coupelle remplie d’eau fait souvent l’affaire. Les pierres de couleur foncées absorbent la chaleur solaire et évitent aux abeilles de se noyer dans l’eau froide.

Les floraisons

Les perce-neige, les crocus, les primevères… sont sorties et même si tous ne sont pas encore en fleurs, cela permet quand même aux abeilles de butiner. Les noisetiers sont en pleine floraison. Les chatons des saules marsault grossissent a vue d’œil. Sur les versants ensoleillés les premières fleurs de prunelier et d’aubépine commencent à fleurir.

Que faire sur les ruches

Mettre une hausse sur les colonies très fortes si nécessaire. Faire construire des cadres. Agrandir le trou de vol. Faire la visite de printemps si les températures sont supérieures à 20°C. Enlever le candi et stimuler si nécessaire. Mettre en place les abreuvoirs.

Ce qu'il faut retenir

La visite de printemps ne doit pas être faite à des températures inférieures à 20°C. Pour placer une hausse par des températures fraîches, il faut mettre une feuille de journal sur le nid à couvain. Une petite dysenterie se soigne avec du vinaigre de cidre dans du sirop 50-50 tiède. Il faut mettre de l’eau à disposition des abeilles car elles en ont besoin pour préparer la bouillie larvaire.

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