Maladie de la ruche et des abeilles

par ApiAdmin

Sommaire

La varroase :

Le varroa est un acarien qui est arrivé en 1982 en France est infesté presque toutes les ruches de France, il a transformé fondamentalement notre pratique apicole.

EFFETS DU VARROA SUR LES ABEILLES

Abeille avec varroa

  • Action spoliatrice (prélèvement d’hémolymphe) Cet acarien parasite l’abeille en lui perforant les membranes de l’abdomen pour en aspirer l’hémolymphe.

  • [protéines] <10 à 20 %
  • Glandes hypopharyngiennes (quantité et qualité de la gelée larvaire)
  • Corps gras (hivernage)

Réduction des défenses immunitaires

  • Gènes Defensin, Dscam, PPOact et spaetzle (Khongphinitbunjong et al., 2014)

Actions mutilantes

  • Poids réduit (<30%), raccourcissement de l’abdomen, ailes déformées (virus)
  • Réduction de la durée de vie (<30%) / mortalité à l’émergence (multi  infestation)

Vecteur d’agents pathogènes

  • Virus : DWV, ABPV, KBV, CWV, SBPV
  • Paenibacillus larvae / Loque américaine

Réduction de la capacité de vol et de la fécondité des mâles

 Sans traitement = mort de la colonie en 3 ans (Korpela et al., 1993)

Auparavant :

  • Réduction des capacités d’hivernage
    • Genersch et al. (2010), facteurs liés à la mortalité hivernale : 1. forte infestation  Varroa ; 2. infection DWV et ABPV en automne ; 3. âge de la reine ; 4. faiblesse de  la colonie en automne
  • Affaiblissement des colonies (retard de développement au printemps,  sensibilité aux maladies)
  • Perte des capacités de production

QUAND TRAITER?

Différentes périodes pour différents objectifs

  • Traitement de fin de saison : systématique après la dernière miellée pour  préparer les abeilles d’hiver
  • La question de la ré invasion
  • Double traitement avec Apivar : en fin de saison et en fin d’hivernage
  • Traitement « de rattrapage » au printemps ou en saison

Différentes approches pour éviter l’emploi d’acaricides chimiques

  • Méthode biotechnique
  • Le piégeage dans le couvain (mâles ou ouvrières)
  • L’encagement de reine ou le retrait de couvain pour l’emploi d’acide oxalique

Traitement du varroa :

1-APIVAR

Substance active : amitraze

  • Le médicament vétérinaire le plus utilisé

Prescription :

  • 2 inserts par colonie, placés entre les cadres
  • Augmenter la durée d’emploi (10 semaines)
  • Repositionner et gratter les inserts
  • Retirer les inserts après le traitement
2-APISTAN

Substance active :       tau-fluvalinate

  • Action par contact, rémanente
  • 2 inserts pendant 8 semaines

Apparition de varroas résistants en1995

Régression de la résistance depuis

  • Prescription des GDS pour alterner les  traitements (proposé 1 année sur quatre)
3-APIGUARD, APILIFE VAR ETTHYMOVAR

Substance active : thymol (+ eucalyptol, camphre…)

Conditions d’emploi :

  • Température d’emploi comprise entre 15 et 30 °C (météo)

pendant toute la durée du traitement

  • Perturbations de la colonie :

arrêt de ponte et/ou évacuation partielle de couvain.  surconsommation hivernale

  • Nécessité de provisions abondantes pour refaire population  et provisions
ACIDEOXALIQUE

En solution sucrée (40 à 45 g/L) / 5 mL par inter cadre peuplé

Son efficacité dépends étroitement de l’absence de couvain avec  la multiplication des passages :

  • rétablis l’efficacité
  • double la mortalité
  • d’abeilles (colonies faibles)
  • retard conservé au printemps

Api-bioxal

  • S’emploi par instillation (dégouttement) ou sublimation (vaporisation)
  • La sublimation permet d’obtenir la même efficacité que l’instillation mais  respecte mieux les abeilles (Al Toufaila H. et al. , 2016)
  • Emploi de l’acide oxalique dihydrate d’officine pour la sublimation

La loque américaine :

C’est une maladie grave dû à un bacille ou bactérie, on observe un couvain avec des opercules affaissées et perforées.

On doit alors pratiquer le test de l’allumette c’est-à-dire perforé avec une allumette une cellule puis en la retirant il apparaît un filament visqueux et marron, en principe la ruche dégage une odeur d’ammoniac

Le traitement de la loque américaine :

-Pratiquer un transvasement : toutes les abeilles de la ruche infesté seront secouées sur un support d’accès comme un drap, à une nouvelle ruche propre située à l’emplacement de la ruche malade, cette ruche contiendra des cadres de cire gaufrée non construits ;

-Ensuite nourrir abondamment la nouvelle ruche avec un sirop 50, 50 ;

 -Le corps de ruche ainsi que les cadres infectés seront brûlés intégralement.

La loque européenne :

Plus bénigne que la loque américaine, elle est due à des agents bactériens, les larves meurent avant d’être operculées et deviennent jaunâtres et ensuite se dessèchent dans la cellule pour former des écailles.

Le traitement de la loque européenne :

-Faire un transvasement identique à celui de la loque américaine.

La nosémose

Elle est due à un protozoaire qui se fixe dans le tube digestif de l’abeille, l’humidité favorise le développement de cette maladie, les abeilles sur la planche d’envol se déplace lentement, il apparaît des traces de déjections sur les parois sur la planche d’envol le toit et l’ensemble de la ruche.

le traitement de la nosémose :

-Déplacer le rucher dans un endroit sec et ensoleillé ;

-On peut traiter chimiquement cette maladie avec du fumidil B, mais il vaut mieux voir un spécialiste sanitaire apicole pour son utilisation.

Les mycoses :

Maladie causée par un champignon qui atteint les larves et les tuent, les abeilles soigne elle-même cette maladie en évacuant les cadavres qui peuvent prendre l’aspect de vieux plâtre.

Les fausses teignes :

La grande et la petite fausses teignes sont des papillons grisâtre dont les chenilles rongent et se nourrissent des rayons cire.

L’évolution des fausses teignes est rapide, elles creusent des galeries soit au niveau de la lame de cire pour la petite teigne ou sous la surface des rayons operculés pour la grande teigne, les cadres de pollens sont particulièrement attractifs aux femelles, elles peuvent même attaqué le bois des cadres.

Le traitement de la fausse teigne :

-Les colonies fortes se défendent bien en tolérant quelques larves ;

-Ne jamais laisser de cadres de pollen inoccupés par les abeilles ;

-On peut aussi les éliminés si l’attaque n’est pas trop forte ou par prévention faisant brûler du soufre dans une hausse vide au sommet des hausses.

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